vendredi 30 septembre 2011
ERF on Tour, le film ! (Bientôt les bonus...)
Bonus à suivre !
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dimanche 11 septembre 2011
Revue de presse
On a parlé de nous !
Voici des articles de journaux des plus divers. Certains journalistes méconnaissent le protestantisme et ça se voit. Ils ont tout de même tenu à partager notre expérience qu'ils trouvaient originale et intéressante. Une occasion de saisir l'intérêt suscité et comment l'on nous perçoit de l'extérieur. Exemple avec cette formule de l'hebdomadaire La vie : "A la fois membres du club, et pèlerins d'un tout nouveau genre", dans laquelle l'équipe s'est reconnue. Moins nombreux sont les articles des journaux protestants (un seul pour l'instant et un autre en préparation) mais une place plus grande nous y est accordée. Bonne lecture.
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La vie, 6 sept. 2011
"(...) Eviter le repli, aller vers les autres. C'est le pari fait par les quatre étudiants en théologie d'ERF on Tour, partis à la rencontre des habitants de l'île de Noirmoutier cet été : « Non pas pour évangéliser abruptement mais tout simplement parler de notre foi, du sens de nos études, discuter. » Présents à l'Assemblée [du Désert], ils assument leur héritage mais veulent regarder vers l'avenir, un avenir qui se joue sur le terrain, à travers les rencontres. Ils portent un T-Shirt noir, avec un rabat fendu dessiné sur le devant et l'inscription « Universal Priesthood »(sacerdoce universel) imprimée au dos. Pour cela, ils disent avoir reçu des regards, « choqués, amis ou étonnés ». A la fois membres du club et pèlerins d'un tout nouveau genre."
Article complet ici.
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Ouest-France, 7-10 août 2011
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Ouest-France, 6 août 2011
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Courrier Vendéen, 4 août 2011
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Protestant de l'Ouest, juin/juillet/août 2011
lundi 15 août 2011
Confession de foi
Ca y est. Ce dimanche était le dernier jour de notre expédition "ERF on Tour". Des questions, nous en avons encore beaucoup. Des réflexions, ce sera encore à venir, car il faut le temps du mûrissement, de la perspective. Des joies, nous les avons vécues. Des moments de grande fatigue aussi, d'égarement, de doute. Ce fut, tout compte fait, une vie chrétienne en version communautaire et ramassée, condensée par l'intensité des échanges. Qui a dit que c'était simple et de tout repos, d'être chrétien ?
Cette dernière journée, nous l'avons vécue simplement, dans le partage de la parole. Le matin, l'équipe était invitée à célébrer le culte au petit temple de Saint-Prouant, dans le bocage, une ancienne église catholique dédiée au culte protestant il y a quelques siècles déjà. Vous la verrez sans doute dans le petit film que Benjamin va créer bientôt à partir des images prises pendant notre séjour vendéen et que nous mettrons en ligne ici même.
C'est un peu mouillés par la pluie que nous avons pris possession des lieux ; dans l'assemblée, nous avons eu le plaisir de saluer plusieurs membres des communautés où nous étions passés, ainsi que James Lowe, le pasteur de La Roche, tout juste revenu de vacances. Matthieu Cavalié, le pasteur de Mouchamps, était présent aussi. Nous avons commencé par chanter ensemble "Nous marchons dans la lumière de Dieu", un cantique qui nous a accompagnés pendant ces deux semaines. Puis le culte s'est déroulé tout au long d'une liturgie écrite à partir du Notre Père, façon de donner du sens à la fois à la liturgie et à cette prière communautaire. Simon a lu le texte du Deutéronome 30, versets 15 à 20, pour nous rappeler la loi que Dieu nous a donnée et qui contient ces mots extraordinaires : "Choisis la vie, afin que tu vives !" La prédication revenait sur ce qui est, tout simplement le coeur du culte : rappeler une parole de vie, toujours, cette bonne nouvelle qui nous fait vivre chaque jour. La douce voix d'Eloïse nous a mis dans l'oreille les premiers mots de notre Bible, dans sa langue originale... bereshit bara Elohim... La méditation portait sur cette parole de Dieu qui tranche, toujours, entre ce qui est bon et vivant d'un côté et tout le reste de l'autre, car il n'appartient pas à l'homme de trancher entre le bon et le reste, mais seulement de suivre la tranchée creusée par la parole de Dieu.
Nous avons voulu, pour ce dernier moment de culte partagé, écrire ensemble une confession de foi. Nous vous la livrons, avec ses maladresses, ses points encore en discussion, ses hésitations aussi. C'est de cela que nous avons vécu pendant ces deux semaines et même avant, au cours des mois de préparation. C'est une façon de dire merci à chacun de ceux que nous avons croisés, qui nous ont marqués par leur parole et leur chaleur, mais aussi dans ce que nous perçu de fragilité, de douleur parfois. Sachez que vous nous avez profondément marqués et que nous sommes reconnaissants de ces rencontres. Vous avez changé nos vies.
Nous reviendrons sans doute vous parler ici de ce qu'évoquera encore longtemps cette expérience pour nous. Nous espérons qu'un tel voyage pourra se renouveler, même si l'avenir ne nous appartient pas. La confession de foi qui suit est pleine d'un peu de chacun de vous.
Nous croyons que Dieu est présent dans nos vies. Nous croyons qu'il nous rassemble et qu'il se manifeste, là où nous ne l'attendons pas, dans l'imprévu et l'inattendu. Nous croyons qu'il se manifeste aussi là où nous l'avons beaucoup attendu, de façon imprévue et inattendue. Nous croyons qu'il ne se laisse enfermer dans aucune institution, dans aucune définition. Nous croyons qu'il nous relève et nous libère. Nous croyons qu'il nous donne la force d'agir et de changer le monde.
Nous croyons que Jésus-Christ vient à notre rencontre sur le chemin de la vie. Nous croyons que nous marchons en sa présence. Nous croyons qu'il nous parle et nous répond, dans le présent de nos vies.
Nous croyons que l'Esprit insuffle sa présence dans nos fragilités et dans la beauté de nos jours. Nous croyons qu'il nous guide dans le monde que Dieu a créé pour nous, dans l'attente de la nouveauté du Royaume.
Nous croyons que le salut est donné à tous, sans distinction. Nous croyons que, au beau milieu de cette vie si belle et si compliquée, le salut s'annonce comme une promesse. Nous croyons que cette bonne nouvelle donne à chaque humain une dignité irrévocable et le courage de vivre, du premier au dernier souffle.
Amen.
samedi 13 août 2011
Pour que le sel sale et que la lumière brille (2/2) ! J+13
Il est venu… Henri. Celui qui a lu les panneaux pendant 20 min et à qui je n’ai pu m’empêcher de lancer « Hé ben (oui, je suis niçois) ! Vous êtes un grand lecteur ! ». Son visage s’illuminant d’un coup, il s’est détourné de sa lecture et s’est approché de moi : « Oui oui, je lis beaucoup ». Une discussion d’une demi-heure s’en suivit. Inattendu de la rencontre provoquée à l’insu que je nomme grâce et que j’attribue à Dieu. Oui, on a le droit de croire que Dieu est là au cœur de nos vie et qu’il agit de façon perceptible à un moment T et pas seulement dans un vague élan créateur, n’en déplaise à E&L… que j’aime beaucoup par ailleurs. Henri est non croyant, sans plus aucun lien avec l’Eglise catholique romaine dans laquelle il a été baptisé et dont il garde un goût amer. Il avait besoin de se raconter, dans une distance humble et une douceur qui m’ont marquées – quand celui qui pensait donner reçoit – et de parler, fatalement, dans un temple, de religion. Grâce à une petite dose d’écoute active et aussi, restons vrais, de réaction sincère que j’aurais pu avoir dans toute autre discussion, nous avons cheminé sur le thème de la religion et du protestantisme jusqu’à cette intervention de votre serviteur : « Vous savez, au fond, j’en ai rien à faire que le temple soit rempli ou que tous deviennent croyants. Ce qui m’importe c’est que chacun ait réfléchi à la question, que ce soit un choix de conviction ». Henri : « Vous savez, je n’ai jamais vraiment réfléchi à la question… ». Là, j’aurais pu bondir, infiltrer la brèche avec indécence... mais pour être honnête, je n’y ai pas même pensé ! J’étais ailleurs. Henri est reparti avec une Bible, en libre service, sur base d’une proposition ouverte mais convaincue : « Si ça vous intéresse, il y a cette Bible, c’est vraiment une très bonne traduction ». Tu parles Charles, j’en avait rien à cirer de la traduction Segond 21, j’voulais qu’il la prenne cette Bible et je lui ai donné une raison, un prétexte. « Je la prends sans conviction hein ! », comme pour se protéger. J’ai pensé alors « Mais bien sûr… » en l’imaginant sous sa couette en train de lire ce qui pouvait bien me pousser, nous pousser, à avoir fait le choix de Jésus-Christ et à le vivre dans cette liberté qu’il n’a pas trouvé dans son enfance. Il est parti Henri. Ce qu’il va devenir ne m’appartient pas. Je ne peux que prier pour que la brèche du « Vous savez, je n’ai jamais réfléchi à la question (de croire en Dieu ou pas) » reste en lui et le questionne pour qu’un jour, peut-être, il découvre l’incroyable beauté, force et étonnement d’une vie en Jésus-Christ. Ha… je lui ai quand même tendu une dernière perche en lui annonçant le culte à St-Prouant de dimanche prochain… si, par hasard, il souhaitait continuer « d’en savoir plus » sur le protestantisme (tu parles Charles !). On verra bien demain !
Dans le projet ERF on tour, un des objectifs qui me tenait à cœur était celui de toucher des gens hors de l’Eglise, d’évangéliser comme dirait l’autre. Mais pas en faisant comme l’autre justement. En le faisant à ma sauce et à la « réformé style ». J’en avais marre d’avoir peur d’exprimer sous une quelconque forme un : « Je crois Dieu et j’aime ça, toi aussi faut qu’tu goûtes » !
Pari réussi aujourd’hui, à petite échelle, avec modestie mais… wouhaou ! Que ça retourne d’accompagner des chercheurs de Dieu qui s’ignorent !
Pour que le sel sale et que la lumière brille (1/2) ! J+12
Il faut se sauver de la tentation de tout dire, de tout raconter… d’être exhaustif. Ce serait se présenter comme une entité complète alors que nous ne sommes que finitude, miettes et jets de vie incontrôlables. Et surtout, ce serait croire que l’on est pur d'intérêt en toute chose. Il est parfois bon et juste de tourner son regard vers l’essentiel, présent au creux de toute expérience mais qu’il faut parfois débusquer au prix de quelques efforts.
L’essentiel de la journée d’aujourd’hui fut les rencontres que l’on a faites à l’occasion du marché de Mouchamps. Bravo à l’église locale, pasteur et laïcs, elle a décidé de ne pas manquer le coche et a proposer d’ouvrir le temple pendant quelques heures. Situé sur la route du marché, un panneau indiquait aux passants se dirigeant vers le marché ou en partant : « Temple protestant ouvert. Quizz historique. 17h30-19h30 ». Mouchamps compte dans les 3000 habitants et ce marché exceptionnel a aussi attiré aussi les communes alentours. Jour de pluie, commune rurale au mois d’août, conjonctures que nous ne maîtrisons pas, le marché n’a pas connu une affluence particulièrement grande, dis-je, au travers de mes yeux de citadins.
Dans le temple, une expo sur l’histoire du protestantisme en Vendée et l’expo « A visage découvert » (clique). Mais aussi, un stand animation sur les convictions du protestantisme et jus de fruit , café et divers délicatesses qui ne sont que prétexte pour autre chose, pour parler et témoigner, pour montrer que nous avons à cœur d’accueillir avec toute la chaleur possible et que la bienséance permet. C’est important de ne pas trop en faire, il faut savoir donner tel que l’on a envie de donner et seulement un peu au-delà de ce que le visiteur peut recevoir, en d’autre mots, être dans la proposition, dans l’ouverture et non dans l’imposition.
Ils sont venus au temple… les paroissiens de vieille date. Un couple de 80 ans, baptisé, confirmé, marié ici même et qui a connu la dureté de l’occupation et, plus récemment, la déception d’un temple qui se vide. Eux, c’était dans l’espoir de discuter. Ils sont allés à la rencontre d’une Eglise qui serait un lieu de vie et de socialisation. Nous les avons écouté, c’était beau et vrai et nous avons même joué au jeux des convictions protestantes. Il y a du boulot, même en interne, mais l’essentiel est acquis, il n’est question que d’affinage, comme pour un bon fromage (compris ?).
Ils sont venus au temple… les paroissiens qui tiennent l’Eglise debout, les actifs qui y croient encore malgré leur sentiment d’impasse de plus en plus accru. Pour voir, en amenant d’autres frères et sœurs de la communauté, comment ça se passe dans leurs murs, dans leur temple, comment les jeunes d’ERF on Tour géraient l’affaire, pas pour surveiller mais par curiosité. C’est aussi eux et le pasteur, qui ont préparé le temple pour cette ouverture exceptionnelle. Dans ce lot, on a eu un sans faute au quizz sur les convictions protestantes. Laissez-moi-vous dire que c’est chose rare et que j’en suis resté sur le cul (oups !). Les autres paroisses, fleuretant avec un certain intellectualisme, dans lesquelles j’ai déjà fait cette animation, se sont retrouvées dans une position beaucoup plus inconfortable. Incultes les réformés de nos campagnes ? Laissez-moi rire et partez vite, car l’agressivité face à cet injuste jugement pourrait vite venir.
Ils sont venus au temple… ces curieux, ces sans-Eglise, ces sans-Dieu, ces anonymes. Incroyables non ? Expliquez moi pourquoi ! J’aimerais que l’on m’explique pourquoi on considère difficile de s’ouvrir à un autre public, d’être missionnaire, alors que le seul fait d’ouvrir un temple au bon moment fait naturellement venir toute sorte de publics ? Non, vous avez raison, c’est trop de boulot, trop compliqué, notre foi est trop intime, laissons nos temples fermés, laissons les refléter ce que l’on ne souhaite pas au fond de nous. C’est plus simple comme cela.
Il est venu… Henri… (à suivre).
vendredi 12 août 2011
Sous un grand chêne
Officiellement installés à Mouchamps donc, nous sommes partis en fin de matinée pour un pique-nique avec les paroissiens dans le superbe domaine, avec un cadre de verdure exceptionnel, celui du musée du Bois-Tiffrais. C’est un musée protestant qui retrace l’histoire du protestantisme français et plus particulièrement l’histoire des protestants en Vendée. Car il y a bien du protestantisme historique dans la région du Poitou et en Vendée. Ce serait faire un cours d’histoire qui n’aurait pas d’utilité ici de vous re-raconter l’histoire du protestantisme et le chemin de croix qu’ont vécu les protestants en France (non, je n’exagére pas), mais le conservateur, qui plus est se trouve être un pasteur « retiré des affaires » comme il aime à le dire lui-même, nous fit une passionnante visite des quelques salles de ce musée. De même, il commença la visite sous un arbre pour montrer ce que l’homme est, ce qu’il peut faire, quelle est sa condition humaine. – Nous, nous sommes, comme cet arbre âgé de 400 ans, la suite de l’histoire, il y a donc une histoire avant nous, et il y en aura une après nous. C’est tout le rôle de l’histoire et sa morale, ne pas se suffire à nous-mêmes, mais regarder devant et derrière. Un des points forts de ce musée est l’authenticité des pièces et des objets que nous avons pu admirer. Certains écrits propres à la genèse du protestantisme, les bibles de l’époque, certaines photos et objets qui ont servis et qui ont été forts utiles aux hommes de l’histoire… On a pu imaginer, s’y croire, s’y retrouver. Mais après cette visite, retour à la réalité. Le conservateur a remis sa casquette de pasteur et nous avons pu avoir un très bref mais très stimulant échange sur le ministère pastoral, les études de théologies et leur rapport à la culture. Le conservateur nous a même confié sa déception de voir peu de protestants parmi les visiteurs. Nous avons donc un message à vous dire, à vous, amis protestants : si vous passez par la Vendée, arrêtez-vous au Bois-Tiffrais ! Ensuite, Benj et Heloïse se sont essayés à l’exercice périlleux mais stimulant de la préparation d’un culte - une tâche qui ne leur était pas inconnue. C’est un culte qui devait être animé par eux-mêmes et par le pasteur Matthieu Cavalié. Nous en reparlerons dans le prochain article, chaque chose en son temps.
J’ai maintenant une histoire : C’est l’histoire d’un grand chêne. Il habitait dans une grande clairière, au milieu des siens, respecté de chacun, abritant oiseaux et écureuils. Mais ce grand chêne était malade. Tout le monde, dans la clairière, était bien triste de ce que le grand chêne était malade…Si vous voulez connaître la suite de l’histoire, il faudra vous procurer l’enregistrement audio qui circulerait au moment où je vous parle sous le manteau, si l'on en croit les rumeurs les plus folles. Ce soir, c’était soirée contes bibliques au temple de Mouchamps. Une soirée pour les grands et les petits, où nous avons pu réentendre des histoires tirées de la Bible, de l’Ancien et du Nouveau Testament, sous la houlette de Pascale et Simon.
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