samedi 4 février 2012

Austères ou parler ?

En ce moment, les mails crépitent entre nous. Nous sommes désormais cinq, peut-être six, peut-être même sept, à être partants pour l'aventure ERF on Tour 2012. Et comme l'équipe est dispersée, nous nous réchauffons les doigts en tapotant à toute allure pour se dire tout se qu'on a à se dire. La grande discussion de la semaine c'était "mais on n'a pas trop l'air de clowns, là ?" après avoir visionné le montage que Benji à fait avec brio et avec les quelques images animées prises lors de notre dernière réunion à Montpellier. Le consensus a été que si, on a un peu l'air de rigolos, mais qu'on aime assez donner cette image du protestantisme d'une part et qu'on sait qu'on est capables de rigueur d'autre part. Raisons donc pour lesquelles vous allez pouvoir voir ici nos bobines et nos gentils délires...

L'équipe historique d'abord (Benji, Eloïse, Pascale et Simon) 



Le "petit nouveau", Nicolas, enfin



La prochaine fois, on fera un billet austère, pour se rattraper. Peut-être. 

samedi 21 janvier 2012

Forfait illimité



         On est samedi, il fait beau à Montpellier. On fait du café. Fort, le café, vu que Benji est là et que le pipi de chat, Benji il n'aime pas. Il n'y a plus de petites cuillères à la salle de l'Amicale. Du coup, on fait manche commun. Benji a tout compris. Et puis après, il n'a plus tout compris. Mais en fait, il a tout compris. Et il nous explique pourquoi. Pendant ce temps, Eloïse fait des miettes et fait remarquer que quand même, elle fait beaucoup de miettes. On lui répond qu'on l'aime quand même. 
On se donne des nouvelles et Nicolas, le petit dernier de la bande, fait une remarque fort pertinente sur notre façon très personnelle d'aborder la journée. Par cercles concentriques autour du sujet du jour. En fait, on saute même de cercle en cercle. 
Premier miracle. Nous sommes en plein questionnement. "Bon, on va où ?". "Attends, mon téléphone sonne. Ah ben je connais pas le numéro. Allo ?"
C'est un pasteur. 
Nous voilà - quand même ! c'est fou non ? - en plein conference call avec le représentant de l'équipe avec laquelle, peut-être, l'été prochain, nous ferons un bout de chemin (en fait, le portable de Benji est posé dans les miettes de croissant et on se fait des grands signes pour dire "vas-y, c'est toi qui parles"). Conference call qui répond à la demi-douzaine de questions que nous nous posions dix minutes plus tôt, et nous entr'ouvre l'avenir. 
Deuxième miracle : Pascale demande benoîtement, il s'appelait comment le gentil pasteur, là ? Et se rend compte qu'en fait, elle le connaît, le pasteur, là, vu que c'était "son" pasteur il y a vingt ans, à peu près. C'est vrai, ça ne la rajeunit pas. En même temps, ça lui fait vachement plaisir et elle se renseigne sur les spécialités culinaires dans l'Est (c'est une douce monomanie). 
"La vie est un projet. Et il faut le construire jour après jour" (je voulais pas écrire ça, on m'a forcée). 
Après, on lit un article super intéressant sur les araignées qui font de la soie (ne me demandez pas comment ça se fait, je n’en sais rien du tout). Nicolas fait des yeux tout bizarres mais il ne dit rien, je crois qu'il commence à s'habituer. Après, on parle de matelas gonflable, de trois suisses et de plage. En parcourant nos notes de l'an dernier, on tombe sur l'évaluation du séjour par le plus jeune de la bande et on part dans quelques fous rires. Même si c'est d'une grande profondeur ("la liturgie c'est comme la Sécu, l'utiliser c'est bien, en abuser ça craint"), on sent bien qu'on s'égare un peu, là. Puis Nicolas nous met du Cabrel. Ca y est, il est intégré. 

On fait provision de citations pour l'avenir. 
"C’est fou que les trains arrivent parfois."
"L’important, c’est que ça discute."
"J'ai le coeur fragile à mon âge."
"Il faut faire un culte verveine-speculoos." (Ca c'est une référence à nos discussions du soir, l'été dernier, pas du tout de l'ironie, figurez-vous. Nous sommes blagueurs, certes, mais pas ironiques.)
"C'est dur d'avancer quand on sait pas où on va."

Sérieusement, nous avons à nouveau une grande discussion sur la question de l'évangélisation. Ca fait plus d'un an que ça dure et on continue à discuter. Ca signifie quoi d'évangéliser ? Comment concilier le respect absolu de la personne et l'envie de donner un message ? Entre frustration et confiance. Offrir un temps à part... Mais parfois, l'appel à témoigner vient de l'extérieur ; il n'y a plus à se forcer, on n'a plus à se poser la question. Les conditions étant posées, le témoignage peut arriver librement. Témoigner parce qu'il faut témoigner, c'est dur. Tout ça... on discute, quoi.
En fait, on se fait un verveine-speculoos même sans verveine et sans speculoos. En fait, on est heureux de se retrouver, on est heureux de la perspective de repartir ensemble et même si l'avenir est incertain, l'idée de travailler à le rendre plus consistant, petit à petit, nous sourit. C'est reparti...
Ensuite, on chante "bon anniversaire" pour Benji qui souffle sa bougie et même si on a oublié les cacahuètes pour fêter dignement ce grand événement, on prend rendez-vous pour la prochaine fois, dans l'allégresse. Et les miettes de croissant. 

mercredi 14 décembre 2011

Sur les routes

Notre petite équipe est sur le pont. Nous voilà tout frétillants d'impatience à l'idée de retourner faire les guignols (enfin pas que) quelque part pour partager ce que, péniblement ou dans la joie, nous apprenons au quotidien, tous à notre façon. La question qui se pose en ce moment, c'est le "quelque part". L'an dernier nous étions en Vendée et nous y avons été fort heureux. Cette année, on ne sait pas encore.
Mettons que ceci est peut-être un petit appel du pied ! Nous avons des pistes mais il faut avouer que nous nous y prenons tard. Nous avons confiance cependant que quelque chose va se présenter. Peut-être que l'expérience acquise nous y aide, et puis il y a un vrai bouillonnement d'idées d'animations en ce moment. Tiens, les contes bibliques, par exemple, ou une disputatio dans les règles... Le reste de nos cartes sont encore dans nos manches (et ça chatouille).
Si vous avez des envies de recevoir par chez vous quatre ou cinq (plutôt jeunes) théologiens pleins de bonnes idées et d'envie de partager, vous pouvez nous écrire. A très bientôt !

dimanche 6 novembre 2011

Culte à l'IPT

Chers amis,
Ca faisait longtemps ! L'aventure ERF on Tour de l'été 2011 continue à vivre dans nos mémoires mais l'hiver qui approche à grands seaux nous fait voir maintenant vers l'avenir... 
Mardi 8 novembre à 13h, à la chapelle de l'IPT Montpellier, nous aurons le plaisir de nous retrouver (du moins les trois quarts de l'équipe, le quart qui manque étant retenu à Paris pour de sombres histoires de travail - Benji, tu nous manques !) pour partager un moment de culte. Ce sera le moment de nous souvenir des belles choses et d'en partager quelques-unes pour préparer aussi l'aventure de l'an prochain. 
Venez nombreux ! pour ce temps de culte, c'est un autre qui vous accueille !

dimanche 11 septembre 2011

Revue de presse

On a parlé de nous !
Voici des articles de journaux des plus divers. Certains journalistes méconnaissent le protestantisme et ça se voit. Ils ont tout de même tenu à partager notre expérience qu'ils trouvaient originale et intéressante. Une occasion de saisir l'intérêt suscité et comment l'on nous perçoit de l'extérieur. Exemple avec cette formule de l'hebdomadaire La vie : "A la fois membres du club, et pèlerins d'un tout nouveau genre", dans laquelle l'équipe s'est reconnue. Moins nombreux sont les articles des journaux protestants (un seul pour l'instant et un autre en préparation) mais une place plus grande nous y est accordée. Bonne lecture. 

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La vie, 6 sept. 2011

"(...) Eviter le repli, aller vers les autres. C'est le pari fait par les quatre étudiants en théologie d'ERF on Tour, partis à la rencontre des habitants de l'île de Noirmoutier cet été : « Non pas pour évangéliser abruptement mais tout simplement parler de notre foi, du sens de nos études, discuter. » Présents à l'Assemblée [du Désert], ils assument leur héritage mais veulent regarder vers l'avenir, un avenir qui se joue sur le terrain, à travers les rencontres. Ils portent un T-Shirt noir, avec un rabat fendu dessiné sur le devant et l'inscription « Universal Priesthood »(sacerdoce universel) imprimée au dos. Pour cela, ils disent avoir reçu des regards, « choqués, amis ou étonnés ». A la fois membres du club et pèlerins d'un tout nouveau genre."

Article complet ici.

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Ouest-France, 7-10 août 2011


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Ouest-France, 6 août 2011



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Courrier Vendéen, 4 août 2011


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Protestant de l'Ouestjuin/juillet/août 2011